TERLIKOWSKI Wlodzimierz

 

Vladimir de TERLIKOWSKI (1873-1951)

Terlikowski est allé en Auvergne à plusieurs reprises à Besse, mais aussi à Murols entre 1908 et 1912.

Extraits de presse de l'époque :

Le Gaulois - 17 mai 1911 : "Les artistes auvergnats, l'exposition retrospective des artistes auvergnats, organisée 19, rue Caumartin, par la Veillée d'Auvergne, a été inaugurée par un représentant du sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts. Le grand succès de cette journée d'inauguration a été pour les "Esquisses faites en Auvergne", de M. Vladimir Terlikowski, réunies dans une salle spéciale, qui méritèrent les suffrages des nombreux amateurs."

 

Gil Blas - 24 mai 1911 : "Aujourd'hui, ce sont les peintres et sculpteurs auvergnats qu'a groupés M. de Tarrieux, président du comité de l'Exposition qui vient d'être inaugurée dans la galerie des Ar-tistes modernes, 19, rue Caumartin. (...) Si les artistes auvergnats s'expatrient volontiers, avides de soleil, en revanche d'autres immigrent chez eux, alléchés par la splendeur farouche de la montagne. Tel est Wladimir de Terlikowski, un Polonais, qui d'extrême Orient et d'Australie est venu s'installer au pied du Sancy, à Besse-en-Chandesse. Ses vingt-deux études de paysages sont réunies à part, à l'entrée de la galerie d'exposition, de même que jadis on obligeait le neophyte à séjourner sur le parvis de l'église. Cependant, l'Auvergne n'a point d'interprète plus savoureux, plus pénétrant, ni plus sincère. Le peintre possède une vision extrêmement personnelle, à la fois large, souple et délicate. Epris de la notation directe, il s'exprime par les moyens les plus expéditifs. Sa touche est emportée, son accent spontané. Mais sa main est aussi sûre d'elle même que son oeil est sensible. M. de Terlikowski est un poète par le sentiment, et parle une langue infiniment persuasive. N'est-ce pas ainsi qu'il faut être quand on célèbre la nature? Ch. Guillaume Janneau"

 

L'Aurore - 5 juin 1911 : "A la Galerie des Artistes modernes, un groupe d'artistes auvergnats présentent leurs oeuvres en y joignant une exposition retrospective. (...) Les esquisses de W. de Terlikowski n'offrent rien de particulièrement original."

 

Journal officiel - 7 janvier 1912 : "Liste complémentaire des oeuvres d'art acquises pour le compte de l'Etat, du 31 août au 31 décembre 1911 : (...) Terlikowski  Neige à Besse". Ce tableau a été attribué au musée de Tananarive à Madagascar.

 

Gil Blas - 30 septembre 1912 : "Le salon d'Automne par Louis Vauxcelles (...) Pourtours et escaliers (...) Terlikowski et son Paysage de Neige."

 

Le Temps - 22 avril 1913 : "Les petits Salons - WLADIMIR DE TERLIKOWSKI
Grand voyageur, esprit curieux, Wladimir de Terlikowski, après avoir visité l'Orient, l'Amérique, l'Australie, est venu se fixer en France, et dans l'une des provinces les plus pittoresques, les
plus grandioses, les plus chères aux peintres: l'Auvergne. Depuis plusieurs années, l'artiste vit cloîtré à Besse-en-Chandesse, au pied du mont Dore, parmi les cimes désertes que l'hiver poudre de neige. Le ciel y a déjà l'éclat méridional, et luit, radieux, sur la terre sans l'échauffer.
Un tel site, un tel climat devaient séduire l'artiste polonais. Terlikowski y a découvert en effet une note profondément originale il s'est fait le peintre des neiges. Pour exprimer leur qualité, sa facture, que l'enseignement de Jean-Paul Laurens avait disciplinée au début de sa carrière, sa facture s'est assouplie et élargie sans rien perdre en robustesse. Terlikowski nous montre aujourd'hui, chez Bernheim, rue Richepance, l'effort et les recherches de deux années, résumés en cinquante toiles.
Leur accent est dominateur. La spontanéité de l'expression y apparaît avec une singulière autorité sous une exécution libre et franche, qui semble emportée par une fougue irrésistible et qui cependant reste absolument maîtresse d'elle-même. Dans ces œuvres de prime-saut, enlevées en quelques heures, la profonde connaissance de la chose étudiée se révèle d'emblée. Rien n'y est expéditif; on n'y discerne nulle recette, mais au contraire une sincérité qui ignore toute concession.
Ici la neige fraîchement tombée s'étend, dense et floconneuse, sur le sol dont elle transforme les plans; le ciel est gris, l'atmosphère sans transparence. Là, sur la neige durcie, le ciel rasséréné jette une lumière claire et la vie s'éveille. Ailleurs c'est le dégel. D'étranges lueurs rouges s'étendent au ciel, tandis qu'entre lés chaumières la neige fondue s'écoule en ruisseaux dans lesquels se jouent les premiers rayons. Que le peintre saisisse un effet de soleil, de brume ou de nuit, c'est avec une sensibilité déliée et une émotion pénétrante.
Dans les œuvres achevées comme dans les études, le môme sentiment de l'atmosphère, le même instinct de la nature se manifestent avec naïveté.
C'est qu'il faut chercher le secret d'un art qui, dans les notes les plus diverses, affirme une personnalité vigoureuse. C'est dans la sincérité de son observation que le peintre des neiges a trouvé, à l'exemple des maîtres, l'originalité." 

 

L'Aurore - 23 avril 1913 : "Sous le titre "La Neige en Auvergne" s'ouvre aujourd'hui à la galerie Bernheim Jeune, 15 rue Richepance, l'exposition des tableaux que M. Wladimir de Terlikowski a peints à Besse-en-Chandesse, à Murols et aux environs du Col de Diane. Elle se terminera le 3 mai."

 

La chronique des arts et de la curiosité - 26 avril 2013 : "EXPOSITION WLADIMIR DE TERLIKOWSKI (Galerie Bernheim jeune) - Une préface, dont le plus grand mérite est la briéveté, nous enseigne que M. Wladimir de Terlikowski découvrit un nouveau domaine de l'impressionnisme : la féerie des matinées d'hiver, le prisme radieux de leurs neiges, la limpidité de leur ciel...
Et voilà une nouvelle conquête de la Pologne! Et voilà comment, d'un trait de plume, Sisley n'existe plus et Guillaumin est anéanti! Pauvres impressionnistes français ! Il n'empèche que M. de Terlikowski, un impressionniste sans doute, mais un impressionniste qui aurait passé par l'École des Beaux-Arts pour y apprendre à maçonner, montre un joli sentiment de coloriste un peu brutal, des dons vigoureux de peintre qui se dégageront sans doute de plus en plus pour continuer à exprimer avec bonheur la beauté des spectacles des Neiges d Auvergne! René Jean"

 

Le Temps - 2 mai 1913 : "Achats de l'Etat. L'Etat français vient d'acquérir pour le musée du Luxembourg un paysage de neige l'Entrée de la ville de Besse-en-Chandesse (Puy-de-Dôme), qui figure à l'exposition des œuvres do Wladimir de Terlikowski (galerie Bernheim). Deux autres toiles de l'artiste, le Vieux beffroi et les Vieux remparts de Besse-en-Chandesse, ont été acquises pour les musées de Clermont-Ferrand et de Riom."

 

Gil Blas - 27 juin 1913 : "Société normande de peinture moderne (...) un bon Paysage de Neige et un Vieil Escalier quelque peu cotonneux de M. de Terlikowski."

 

Art et Décoration - janvier juin 1913 - tome XXXIII : "Galerie Bernheim jeune, 15, rue Richepanse. Exposition de M. de Terlikovski, du 14 au 26 avril. 
Exposition de M. Phelan Gibb, du 28 avril au 10 mai. Exposition de M. Vuillard, du 13 au 24 mai. Exposition de M. Bonnard, du 26 mai au 7 juin. Exposition de M. Signac, du 9 au 21 juin."

 

L'homme libre - 24 juillet 1913 : "Nouvelles artistiques - Notre questionnaire --Quelles furent en 1912-1913 et quelles seront en 1913-1914 vos principales expositions ?
« Monsieur, Vous me demandez les expositions que j'organise pour la saison prochaine. (...) Pour novembre, j'attends la décision de Wladimir de Terlikowski, qui vient d'exposer quelques belles toiles chez Bernheim.  J. GRÀNDHOMME. »"

 

L'homme libre - 2 août 1913 : "La galerie Bernheim jeune ne peut encore prévoir les différentes expositions qu'elle organisera cet hiver.
Nous publions toutefois ici la liste de celles qui, d'octobre 1912 à juillet 1913, eurent lieu dans ses salles...
Henri Rousseau inaugura la saison dernière. Après lui, les peintures et les poteries de Willy Finch, les paysages de François de Hatvany, les visions colorées de Fiebig et celles plus décoratives de Vladislov Granzow, l'ensemble "du Groupe libre ; les chaudes compositions de Van Dongen ; - les lumineuses impressions d'Henri Person et de Cross ; la splendide
collection de Renoir ; les silhouettes élégantes d'lnnocenti ; les sculptures et les toiles de Henri-Matisse ; les âpres notations de Wladimir de Terlikowski ; les déformations de Phelan Gibb et la remarquable série d'oeuvres récentes de Bonnard, se succédèrent avec un rare bonheur. Jean Silvin."

 

Gil Blas - 3 août 1913 : "DANS LES ATELIERS - Deux artistes polonais. Ils habitent respectivement Montparnasse et Montmartre : deux quartiers littéralement envahis par de nombreuses colonies de peintres étrangers. On s'est ému à tort, semble-t-il de l'accroissement de l'élément étranger dans nos salons. On a pris des mesures. Attendons...
Pourquoi tous ces artistes ne restent-ils pas en leur natale Cracovie ou Varsovie? C'est que la vie leur y est rendue impossible. L'académisme le plus étroit règne en Pologne,
Et c'est à Paris que des artistes de mérites différents, il est vrai tel que Granzow, Zak, Gwozdezcki, Gottlieb, Mmes Rena Hassenberg, Olga de Boznanska doivent venir chercher une consécration légitime.
Le propre de ces « déracinés » n'est point toujours une personnalité bien marquée. zanne a tourneboulé bien des têtes polonaises.
Et Van Gogh compte une pieuse émule en la personne de Mme Mutermilch. Faut-il, à ce propos, rappeler le mot connu de Marquet?
« Ils viennent à Paris continuer la politique d'emprunt russe. » Le mot est cruel. Il est amusant. Mais il est injuste.
Les échanges internationaux se pratiquent en art, plus qu'en banque, peut-être. En France, même, les arts décoratifs, tant au théâtre qu'en nos demeures, ne sont-ils pas
fortement influencés des Slaves? Décors, meubles et costumes ont singulièrement chan de couleur et de formes depuis les premières manifestations chorégraphiques russes. D'accord. Mais Bakst et Benois ne doivent-ils rien à Matisse et Manguin?
M. Wladimir de Terlikowski, qui m'a reçu, hier, en son atelier de Montparnasse, s'est imposé à l'attention des amoureux de belle peinture, lors d'une récente exposition chez Bernheim.
Insoucieux des recherches ultra modernistes, M. de Terlikowski a adopté la méthode impressionniste. Il n'a pas composé sa palette. Il n'a pas créé, de toute pièces, son instrument. Mais il en tire des harmonies et des motifs nouveaux qui justifient son effort et son œuvre.
Nous avions vu, chez Bernheim, au mois de mai passé, une suite d'impressions : La neige en Auvergne, de la plus belle qualité de matière et de composition. Au pied du Mont-Dore, M. de Terlikowski semblait avoir trouvé, en des sites austères, les thèmes exactement adéquats à ses dons. C'est l'un de nos plus fins dénicheurs de jeunes qui conseilla au peintre ce voyage en Auvergne. M.Chaudessaignes de Tarrieux avait trouvé un chantre à son pays natal.
Les musées de Clermont-Ferrand et de Riom, le Luxembourg lui-même, ont acquis chacun un tableau de la Série des Neiges.
Beaucoup de jeunes gens, éblouis d'un tel succès, se seraient mis à faire et refaire le même paysage de neiges, la même vallée de Bruyères, jusqu'à leur entrée à l'Institut.
M. de Terlikowski a su éviter l'écueil. J'ai été heureux de le rencontrer, hier, avec, toute fraîchement exécutée, une pochade selon le Pont Alexandre III, au soleil. Max Coth."

 

La chronique des arts et de la curiosité - 15 avril 1920 : "Distinction honorifique, Par décret en date du 5 mai, rendu sur la proposition du ministre des Affaires étrangères, M. Vladimir de Terlikowski, artiste peintre, de nationalité polonaise, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur."

 

 

Vieux remparts à Besse ou "Neige en Auvergne" - 1911 ou 1912 - huile sur carton - 62x76 cm :

Terlikowski Vladimir Besse Vieux remparts

 

 

 

Ce tableau "Entrée de village en Auvergne" acquis par l'Etat au cours du deuxième semestre 1913 a été attribué au musée du Luxembourg. L'entrée de Besse en Chandesse - 1912 - huile sur toile -  92x73 cm - Collection de l'Etat en dépôt au musée de Murol :

Wladimir Terlikowski

 

 

Vers Besse - huile sur toile - 116x173 cm :

Terlikowski 116x173

 

 

Une rue de Murols - 1912 - huile sur toile - 81x65 cm - Collection du musée de Murol :

dscf7623.jpg

 

 

Maisons à Besse en Chandesse - huile sur toile - 26x16 cm :

Wlodzimierz Terlikowski Besse

 

 

Le chemin sous la neige - huile sur toile - 60x73 cm - Collection du musée de Murol :

Wladimir de Terlikowski Murols

 

 

Besse-en-Chandesse, La Villetour - huile sur toile - 90x72 cm :

Wladimir de Terlikowski

 

 

 

Montagne enneigée en Auvergne - 1912 - huile sur toile - 65x81 cm :

Wladimir de Terlikowski

 

 

Neige à Murols - 1912 - huile sur toile - 81x65 cm - Collection du musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand :

Wladimir de Terlikowski Murols

 

 

Besse-en-Chandesse - 1912 - huile sur toile - 75x100 cm - Collection du musée Mandet de Riom :

Wladimir de Terlikowski

 

 


Bibliographie :

  • La neige en Auvergne - Exposition Wladimir de Terlikowski - du 21 avril au 3 mai 1913 - Chez MM. Bernheim-Jeune & Cie, Paris - 44 numéros
  • W. de Terlikowski - Peintre - Arsène Alexandre - Librairie Félix Alcan, Paris - 1927 - 162 pages
  • W. de Terlikowski par Jan-Topass - Editions "Le Triangle", Paris - sans date - 30 pages + reproductions
  • Terlikowski - Peintre de figures - Arsène Alexandre - Draeger frères, imprimeur - 1934 - 51 pages
  • Wladimir de Terlikowski - His life and art - Bernahrd B. Perlman - 1998 - 178 pages
  • Le musée des peintres de Murols présente Wladimir de Terlikowski - Philippe Auserve - 2002 - 34 pages

 


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